Perspectives rhizomatiques, mise en partage
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Testing : avancées et limites d'une méthode
Par Eric Cédiey (ISM-Corum)
A partir de l'expérience de l'enquête par test de discrimination conduite sur la France en 2006 par ISM-Corum pour le bureau International du Travail et le Ministère de l'emploi, et à partir de l'exemple des autres testings scientifiques, Eric Cédiey, ouvre une discussion plus générale sur la portée et les limites de cette technique de mesure.

ISM-Corum poursuit la réflexion en organisant le 22 octobre prochain à l'ENS Science de Lyon un colloque portant sur la mesure des discriminations en France (plus d'informations sur le site d'ISM : http://www.ismcorum.org).
Problématique :
Discrimination(s)
Testing : Avancées et limites d'une méthode, par Eric Cédiey.
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La main d'oeuvre algérienne dans l'industrie automobile (1945-1962), ou les oubliés de l'histoire
Laure Pitti, historienne
L'OS algérien du secteur automobile est la figure emblématique du "travailleur immigré". La trajectoire de cette main d'oeuvre, à qui cette industrie doit son essor dès les années cinquante, est indissociable de son statut de main d'oeuvre coloniale. L'usine de Renault Billancourt en est un exemple typique.

Cet article a paru dans le numéro 1263 de la revue Hommes et Migrations, "Immigration et marché du travail : un siècle d'histoire" et dans l'ouvrage coordonné par Aïssa Kadri et Gérard Prévost Mémoires algériennes. Hommage à Abdelmalek Sayad, Paris, Syllepse, 2004.
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Entre le modèle républicain de l’intégration et le modèle libéral de promotion de la diversité : la lutte contre les discriminations ethniques et raciales n’aura t-elle été qu’une parenthèse dans la politique publique en France ?
Auteur :
Olivier Noël
Problématique :
Discrimination(s)
Ce texte reprend l'intervention présentée lors du colloque CASADIS le 8 novembre 2006 à Montreuil.
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Une inégalité inscrustée : les discriminations raciales dans le champ de l'emploi et du travail
Auteur :
Olivier Noël
Problématique :
Discrimination(s)
Ce court article de synthèse dégage quelques axes forts des travaux de recherche conduits depuis une quinzaine d'années par Olivier NOËL sur la question des discriminations ethniques et raciales dans le champ de l'emploi et du travail. Les lecteurs intéressés peuvent poursuivre sa lecture en consultant les travaux référencés dans les pages "publications" et "docuthèque" de ce site.

Cet article a été initialement mis en ligne sur le site www.saphirnews.com
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La discrimination positive
Gwénaële Calvès
Problématique :
Discrimination(s)
Ce texte reprend l'interview de Gwénaële Calvès publiée dans le quotidien local "L'Hérault du jour" en juillet 2006.

Gwénaële Calvès, professeur de droit public à Cergy et spécialiste des politiques d'égalité, revient sur la définition de la discrimination positive et ses différentes application dans le monde (Afrique du Sud, USA, Inde), et donne son avis sur la possible mise en oeuvre de mesures positives en France.
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Tous co-producteurs de silence
Un reportage d'Aurélien Bertini réalisé lors des assises nationales du FASILD le 26 septembre 2006 (en téléchargement gratuit).

- Enregistrement (17 Mo)
Penser la notion de race, un défi
Lise Gaignard
Problématique :
Racisme
Penser la notion de race, un défi :
Le concept de race nécessite le maniement d’une sémiologie du négatif.



La naturalisation, qui produit les notions de race ou de genre, serait une des figures de l'occultation de l’extorsion de travail, qui empêche de penser, de réagir, elle serait la condition du maintien des rapports d'exploitation. Les figures d’occultation ne sont accessibles que sous des figures inversées, confuses, ou biaisées.
Les figures du négatif (déni, dénégation, isolation…) instruites par la psychanalyse ainsi que le concept d’idéologie défensive de métier, instruit par la psychodynamique du travail, permettraient d’analyser ces logiques naturalisantes et ainsi défaire les évidences de la domination.
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Pour en finir avec l'impasse de la rhétorique de l'intégration
Témoignage de Sadia GROGUHE
Si nous essayons de changer de paradigme, il y a fort à penser que l'on pourra changer de point de vue. En réalité je ne suis pas « intégrée en France, mais j'y suis née ». Il y a mon Origine et mon Etat Civil ; mon identité s'est construite à la fois par ma filiation et mon appartenance à la Société dans laquelle j'évolue. La perte de l'un ou de l'autre peut conduire à un « défaut d'identité », et non seulement à un « sans papiers ». Ce qui me différencie ne devrait ni m'exclure, ni m'opposer mais me singulariser. « Je ne suis pas intégrée en France, mais j'y suis née". Cependant j'y suis pour la plupart du temps discriminée. Ce qui est fait pour me singulariser m'exclut en réalité. Il y a une responsabilité à la fois collective et individuelle de ces phénomènes d'exclusion et de discrimination, car chacun de nous a la responsabilité collective de ce mal qui ronge notre société. C'est pourquoi j'ai souhaité élever ma voix contre toute forme de sectarisme qui enferme. Plus qu'un cri de colère, c'est d'un cri du cœur qu'il s'agit, car bien plus que la pensée, le cœur nous permet de voir en l'autre non seulement un étranger, mais un autre « soi-même ». Je remercie l'ISCRA pour m'avoir laisser cette tribune, Olivier Noël en particulier.

Sadia Groguhé, novembre 2004.

L'équipe d''ISCRA-Méditerranée a souhaité rendre public ce témoignage qui nous a beaucoup touché car il fait écho à nombre de nos travaux de recherche et au silence assourdissant des discriminations quotidiennes qui minent chaque jour un peu plus notre société. Merci donc à Sadia Groguhé pour son témoignage qui nous l'espérons et le souhaitons, donnera envie à d'autres de prendre la parole.
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Crise d'adolescence
Sadia GROGUHE
Problématique :
Discrimination(s)
Depuis Août dernier, Sadia Groguhé qui témoignait dans les colonnes de l'ISCRA en 2004, s'est intallée avec sa famille à Montréal. Ce choix de s'émigrer au Canada a été conditionné par le blocage de la carrière professionnelle de son mari par le "plafond de verre" que décrivent si bien Martine Delumeau ou encore Yasmina Benguigui dans leurs films documentaires respectifs ("Les gueules de l'emploi" et "Le plafond de verre". Vive la "lutte" contre les discriminations à la française !

Ce texte a été écrit en 2001. Il fait écho aux évènements survenus en novembre 2005 dans les banlieues françaises car la crise d'adolescence que décrit Sadia GROGUHE, ce moment de fragilité, interpelle la société et nous interpelle.

Nous faisons le choix de publier ce texte de témoignage car nous nous refusons de saisir les évènements récents, comme nombre d'observateurs et intellectuels, comme un simple moment d'opportunité médiatique ou d'intellectualité immédiate. Nous faisons, à travers nos Univers-Cité des Savoirs Impliqués et nos travaux de recherche actuels, le choix de construire une réflexion et un processus de partage qui s'inscrivent dans la durée.
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Syndicats et collectifs face à la précarité
Evelyne PERRIN
(Communication au colloque "Syndicats et associations en France, concurrence ou complémentarité" organisé par le CNRS-Centre d'Histoire Sociale du XXe siècle, novembre 2004)

Evelyne PERRIN est chargée de mission au ministère de l'Equipement où elle anime depuis plusieurs années des programmes de recherche à l'interface de l'évolution des territoires et des mutations du travail. Elle a, en particulier, coordonné avec Nicole Rousier l'ouvrage Ville et emploi, le territoire au coeur des nouvelles formes du travail, éd. de l'Aube, 2000.

Par son engagement à AC! et au réseau Stop précarité, Evelyne PERRIN a cotoyé étroitement les chômeurs militants et les salariés précaires, en particulier lors des luttes dans la restauration rapide et dans le commerce ou encore lors des luttes des emplois-jeunes. Sa posture d'observatrice-impliquée lui permet d'étudier ces luttes de l'intérieur et de donner toute sa mesure aux débats sur la précarité qui traversent tant les syndicats que les collectifs. Elle vient de présenter les résultats de ses recherches dans un ouvrage récent ; Chômeurs et précaires au coeur de la question sociale, éd La dispute, 2004.


Syndicats et collectifs face à la précarité

L'auteure interroge la position des principaux syndicats (CGT, SUD, CFDT...) face à la précarisation rampante du salariat. Elle ne le fait pas uniquement à partir de leur déclaration ou de leur orientation mais, surtout, à partir de leur pratique effective, telle que l'auteure a pu les observer dans les luttes auxquelles elle s'est associée.
Elle interroge également les nouveaux outils que se donnent les précaires : collectifs, coordinations et comités de soutien, que ce soit dans le secteur de la restauration rapide (Mc Do, Pizza Hut...), de l'hôtellerie (femmes de ménage de l'Hôtel Arcade), du nettoyage, lors du mouvement des emplois-jeunes ou des intermittents du spectacle.
Ces collectifs ou comités doublent-ils le travail des syndicats, s'y substituent-ils ou lui servent-ils d'aiguillon ? Y-a-t-il concurrence ou complémentarité entre ces deux formes d'organisation et de lutte ?
Evelyne Perrin analyse les luttes et leur structuration en les reliant systématiquement au nouveau régime capitaliste et aux mutations actuelles du travail : création de valeur hors des murs de l'entreprise, mobilité d'une entreprise à l'autre, d'un secteur à un autre, chômage qui n'est pas vécu comme une situation étanche...
La force de ce texte tient à la fois à la posture d'observatrice impliquée de l'auteure (elle n'observe pas en surplomb des luttes qui ne la concerneraient que théoriquement) et à ce lien toujours maintenu entre lutte, organisation et mutation de la force de travail (l'auteure ne traite pas les luttes comme des objets désincarnés mais comme des constructions collectives indissociables d'une expérience contemporaine du travail).
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Un souffrance qu'on ne peut plus cacher
Antoine LAZARUS
Antoine LAZARUS est Professeur en santé publique.

En 1993, à l'initiative de la Délégation Interministérielle à la Ville (DIV) et de la Délégation Interministérielle au RMI (DIRMI), il est invité à animer un groupe de travail "Ville, santé mentale, précarité et exclusion sociale". Ce groupe, qui s'est réuni de novembre 1993 à fin 1994, a travaillé sur la souffrance sociale qui s'exprime ou se manifeste en particulier au niveau des intervenants sociaux. Il revient ainsi sur la notion de "souffrance psychique", alors en train de s'imposer dans les politiques publiques. Le rapport qui en est issu, en février 1995, est intitulé "Une souffrance qu'on ne peut plus cacher." Il fait en effet apparaître, en creux de la question posée, une sorte d'"objet caché", qui fait miroir de la question de la souffrance sociale : la souffrance des professionnels.
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